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Studio Lakanal

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...À propos de Rémi Charmasson, je me vois dans l'obligation de prévenir le lecteur que je ne peux pas être totalement objectif depuis l'écoute de "L'ombre de la pluie" (Charmasson/Tchamitchian/Jullian. AJM03/HMCD83) et que je me suis transformé avec "Witches" ( G.Séguron 4tet) en admirateur inconditionnel de cet incroyable guitariste. La guitare de Charmasson apparait comme un volcan incontrôlable et quasi chaotique, toujours inspirée, juste, sensible et jamais éxagérée dans la force. En d'autres situations, sensible et délicate. Je ne sais pas si Charmasson a écouté le Robert Fripp des années 70 mais ce dont je suis sur c'est qu'il me plairait que Fripp écoute Charmasson et réalise l'impact de son influence...

Je suis donc devenu un "fan" de la guitare de Charmasson. Puissante, sensible, subtile et directe... Un grand musicien.

 

Paul Puleston.

(Nucleus/ Progressive music).


 

(...) Une musique trés personnelle et intègre. Serge Loupien.


 

(...) Une jubilation dansante et une densité mélodique fascinantes...Charmasson se place d'emblée parmi les compositeurs qui comptent. Thierry Quénum.

 


 

(...) Un disque beau et charnel. Jean Buzelin.


(...) Une extrème sensibilité et une profonde écoute des racines du Jazz.

Philippe Renaud.

 


(...) He is performing a rather electronic sound piece similar to the technique and feel of the Mahavishnu Orchestra.

Leonard J.Bukowski.


     "L'ombre de la pluie"

Charmasson / Tchamitchian / Jullian Trio. AJMISERIES/AJM03

Les richesses musicales potentielles de la formation en trio (guitare, contrebasse, batterie) semblent inépuisables, ce disque le révèle en chaque occasion. Entre lyrisme déployé, énergie, passages en force, sons et traits pointillistes, moments de suspens, improvisations ouvertes, questions surprises et réponses inattendues, la musique s'ouvre un chemin entre chair, ossature, intelligence et sensualité. Dix ans après que chacun, à sa place, ait fait irruption dans le champ jazzistique français (entre Avignon et Montpellier, comme le rappelle Jean-Paul Ricard), des retrouvailles jubilatoires et stimulantes. Pas l'ombre d'une hésitation, en tout cas.

 

Philippe Méziat.

(Jazz magazine 532 - décembre 2002)

 

All Music Guide critic:

Guitarist Rémi Charmasson, bassist Claude Tchamitchian, and drummer Jean-Pierre Jullian all became invested in the Parisian new jazz scene at around the same time &emdash; the late '80s &emdash; playing together. L'Ombre de la Pluie (Shadow of the Rain) catches them over a decade later in an improv setting. This trio holds no pretension to play "non-idiomatic" improv, au contraire. Charmasson embraces the rock aura of his instrument, pushing toward wailing noise, virtuosic jazz-rock soloing, and post-Django Reinhardt improvisation, often all in the same piece. Jullian can choose to fall in line with his occasional riffs or ignore them. When he settles into a fugitive beat (as in "Éloge du Souvenir" or the title track), Tchamitchian will step in to play the disruptive role, sawing away with his bow to remind listeners that, after all, this is not rock. In fact, between the guitar and the drums, this bassist becomes the real creative player, finding space where others would see nothing, choosing arco when it seems the least obvious, and developing a sense of awkward melodiousness that has become a trademark of his. There is a lot of brute power in this trio, but tons of listening too. "Nuit Mobile" is an exercise in restraint; "L'Hiver...Avec les Loups" contains some fascinating instant counterpoint. Maybe one might wish the musicians had pushed their art further, as they sound almost too comfortable in this setting and some tracks lack new ideas, but that doesn't come between the listener and his or her enjoyment.

François Couture.

 

Critique de Chronicart:

Jonction, dix années après leur arrivée sur la scène hexagonale, de trois itinéraires exemplaires sur les chemins du jazz et des musiques improvisées : la guitare de Rémi Charmasson avait déjà rencontré la contrebasse de Claude Tchamitchian (au festival de Sorgues en 88 puis dans Caminando deux ans plus tard) et les cymbales de Jean-Pierre Jullian (Folly fun music magic, avec Charles Tyler en 1990), ses partenaires avaient enregistré ensemble avec Stephan Oliva (Novembre) un an plus tard ; une décennie d'expériences sépare ces albums de celui qu'ils proposent aujourd'hui sous la houlette de Jean-Paul Ricard, retrouvailles en treize plages placées sous le signe de l'improvisation. C'est probablement l'énergie massive et magmatique des passages les plus brûlants qui séduit à la première écoute : derrière les cordes électriques foudroyantes d'un Charmasson qui n'a rien oublié de ses amours rock, Tchatmitchian et Jullian accroissent ou diminuent dans un jeu vif et intense la chaleur du volcan. Viennent ensuite des sensations moins secouantes avec des morceaux où les trois musiciens explorent en toute liberté l'interaction d'une association féconde et les possibilités de leurs instruments : cordes pincées, bruits infimes, frottements, patientes montées en puissance vers des sommets fascinants. L'improvisation collective s'accommode mal du bricolage ou de l'approximation, rappelle Ricard dans son texte de présentation : de fait, il va de soi que l'on n'est pas ici dans le débordement non-contrôlé ; les territoires parcourus sont balisés avec une remarquable science musicale, le saut vers l'inconnu ne se fait pas dans une perspective individuelle vaguement déterminée par celles des partenaires mais en pleine conscience de la dimension collective du jeu et des horizons qu'elle ouvre. Soit un passionnant moment de musique improvisée intègre et entière, où la liberté est prise au mot sans être dévoyée.

Bernard Quiriny.
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